Bonfire


Source : Surfsimply

Assise près du feu que mon ami vient d'allumer... je ferme les yeux... en appui sur mes mains, la tête vers le ciel j'écoute la nature... les vagues qui grondent puis qui viennent caresser le rivage dans une douce mélodie... les goélands à quelques mètres qui crient... et la douce brise marine qui rafraîchit ma peau échauffée et sifflote à mes oreilles... j'ouvre les yeux et contemple ces nuances de rose, de violet et d'orangé qui éclaire encore la mer à cette heure de la journée... la course effrénée du soleil vers l'horizon est sur le point de laisser naître la nuit... mais moi, je serais encore là, même après sa disparition... savourant inlassablement la douce caresse du sable froid sur ma peau couverte de sel... Les flammes de notre feu de joie dansent devant mes yeux... illuminent la plage de milliers de diamants... et réchauffe l'air qui m'entoure... Il ne fait ni trop chaud, ni trop froid... Je me sens bien... heureuse... apaisée... Mon regard se pose sur mon ami au bord de l'eau... perdu dans ses pensées, il fixe cette immense étendue d'eau.. peut-être cherche-t-il à voir où elle s'arrête.. peut-être contemple-t-il juste les derniers rayons de soleil qui brille sur les flots... le bruit des pages de mon livre soulevées par le vent me sort de ma rêverie... j'admire le jeu que joue l'air et le papier... s'arrêtant par instant puis repartant dans un ballet qui n'appartient qu'à eux... 

Discovery stormy




L'orage gronde... la pluie fine se transforme en un rideau d'eau... Je laisse l'eau me caresser... ma peau chaude accueille cette fraîcheur avec plaisir... il est là... non loin de moi... les yeux rivés vers le ciel... contemplant le balai majestueux des lumières aveuglantes et dangereuses... et je repense à tous ces moments qui sont désormais des souvenirs...le souvenir d'une danse sous une pluie d'orage l'été... le moment magique et les crises de fous rires entre copines... et puis le présent et ce moment magique avec cet homme... son regard croise le mien... et une douce chaleur naît au creux de mon coeur... puis le sourire de son visage se fait plus franc... je le regarde s'approcher... sans bouger... et il est là... à portée de mains... à portée de lèvres... je me délecte de son corps qui se dessine sous ses vêtements mouillés... je peux sentir qu'il m'observe... je baisse les yeux... et constate que mes vêtements ne cache plus rien de mes formes... je ris... et son rire se mêle au mien... c'est agréable et très sensuel aussi... il pose sa main sur mon bras... je frissonne... 

Natural reading


Source : inconnue

Je suis assise contre ce tronc millénaire, savourant l'odeur boisée de ce lieu qui s'accorde parfaitement aux effluves de ce vieux livre aux pages cornées d'avoir été tant lu. Je caresse de mes doigts le papier puis la mousse pour m'imprégner de ce lieu idéal. Je me laisse bercer par le bruit des feuilles qui chante au rythme du vent. Et ma lecture se fait balade. Éclairée furtivement par le soleil qui se faufile au travers du feuillage, couvrant ces feuillets noircis d'encre de ces milliers de teintes émeraude... Je me délecte de ce moment de paix. Les gazouillis des oiseaux autant que les mots que je lis m'emportent aussi haut et loin que la cime de ces arbres. Seul le bruit du bois qui craque sous le poids d'animaux ou de l'humidité perturbe ce silence presque parfait. Mais cet endroit est plein de vie et l'énergie qui s'en dégage est aussi intense que les mots que je lis. Je me laisse transpercer par cet écrin de vert et de mots...

MT 2014.03.25

Librairy


Library at the NoMad hotel. Photo by Benoit Linero


Entrer dans cette pièce et être submergée par l'intensité du lieu. Effleurer des doigts les tranches des livres anciens mais aussi plus récents... se laisser séduire par une quatrième de couverture ou par un titre qui fait écho... s'installer sur un des canapés en cuir avec un plaid... contempler quelques minutes l'âtre qui rougeoie... attraper délicatement l'oeuvre et l'ouvrir... et fermer les yeux au même instant pour savourer les odeurs de papier d'encre... mais aussi des parfums qui ont embaumés le papier au fil du temps... entendre le carillon de la vieille horloge sonner et ré ouvrir les yeux... lire les premiers mots, les premiers paragraphes et enfin le premier chapitre... se laisser happer par l'histoire, par les personnages et par les décors décrits...

Remonter un peu le plaid lorsqu'un frisson de bonheur nous parcourt le corps... et replonger avec encore plus d'intensité dans ce roman, ce chef d'oeuvre ou cette nouvelle que l'on aura choisi par pur hasard ou pas... les lumières du feu qui illuminent chaque livre, qui donnent une atmosphère a ce lieu singulier... pourquoi ne pas être entrer avec un verre de vieux bourbon ou encore un verre de vin rouge que l'on boirait par petit gorgée savourant autant la robe de ce liquide pourpre que la robe de satin des pages de ce livre ou encore la douceur des émotions qu'il dégage... et puis se perdre dans le temps.. oublier que ce dernier ne s'écoule inéluctablement mais que chaque seconde est enivrante... et captivante.... tout comme ce lieu... que je rêve de posséder... mais qui m'habite dès que je ferme les yeux....

MT 2014.03.28

Renaissance

©Inmydarknessandsadness

Les mots se déversent
Ma vie se délite
Le sort en est jeté
Je sens les larmes dévaler
Sur mes joues échauffées
Le brouillard est partout
Je ne vois plus le bout

Les champs sont humides
Mon coeur est vide
Lasse de tout cette mascarade
Ce n'était qu'une façade
Éreintée, dépassée
Je me laisse tomber

L'océan se déchaîne
Détenue par mes chaînes
Je contemple ce noir qui m'entoure
Je ne peux plus faire de détours
Effondrée et épuisée
Je me laisse emporter

Partir ou rester
Détruire ou rêver
S'effondrer ou rester debout
Malgré tout
L'issue est une lumière
Les pieds ancrés sur terre

Je la vois, je la sens
Je la touche et je la prends
Mais mon coeur meurtri
Se noie dans l'oubli
Mon âme torturée
Se laisse dévorée

Éblouie, réchauffée
Je me sens libre
Sereine, Apaisée, 
Je me sens revivre

Le dernier battement
Est aussi violent
Que le vent qui s'engouffre
Dans mon âme qui souffre

La paix est à portée de mains
Comme le jour se lève chaque matin
La vie est éphémère
Comme chacune de ces chimères

Pourtant tout mon être s'accroche
A ce bout de vie que le temps effiloche
Mon coeur et mon âme en paix
Se rattache à cette vie qui renaît

In My Darkness and my sadness
3.01.14

Horizons

Parce que cet artiste a bercé mon adolescence et que je retrouve avec plaisir son timbre de voix!!

Because this artist rocked my teens and I found his happy tone of voice!

Horizons


Combien de temps déjà
Combien de temps passé dans ce tunnel sous le coup de sang
Pas éternel
Éternellement enfoui derrière la porte close
Et la vitre sans teint
La peau de quartz verre
Il ne fait jamais nuit
Sous ce jour de néon
Mais l'aiguille en surgit
Sous les paupières closes
Parfois la porte s'ouvre
Pour aller faire tourner ton fantôme sur lui-même
Sous un ciel barbelé
Quartier de sol glacé de haute sécurité
Et ce soir les chiens ninjas
Hurleront de ce sol
Je sais qu'il faut se taire
Au loin le tonnerre gronde
Éradiqué du Monde
évincé de la Terre
Cherche ton horizon
Entre les cloisons
Le rythme carcéral passe par la tuyauterie
Un dialogue de misère pourrait dire qu'on est en vie
Ou bien qu'on fait comme si
Et qu'on sait que ça n'a plus ni le moindre sens
Ni la moindre importance
Qui de ma tête ou de mon cœur va
Imploser comme une étoile
Quel débris ou quel morceau de moi
D'abord, te rejoindra, te rejoindra
Cherche ton horizon
Entre les cloisons
Au dehors le spectacle abjecte continue
Et tous les doigts pointés en déluge de papier
Envahissent les avenues
Et tentent de boucher les pores de nos peaux
Prière pour que jamais ils n'y arrivent tout à fait
Cherche ton horizon
Traverse les cloisons

Droit dans le soleil


Tous les jours on retourne la scène 
Juste fauve au milieu de l'arène 
On ne renonce pas, on essaye, 
De regarder droit dans le soleil

Et ton coeur au labour de lumière 
Quand l'amour revient à la poussière

À la croisée des âmes sans sommeil 
L'enfer est myope autant que le ciel 
On t'avait dit que tout se paye
Regarde bien droit dans le soleil

Tourne, tourne la Terre 
Tout se dissout dans la lumière 
L'acier et les ombres qui marchent 
A tes cotés

Dans le parfum des nuits sans pareil 
Et l'éclat des corps qui s'émerveillent 
Ses lèvres avaient un gout de miel 
On regardait droit dans le soleil

Les serments se dispersent dans l'air 
Et les mots qui retombent à l'envers 
On ne sait plus comment ça s'épelle 
Regarder droit dans le soleil

Tourne, tourne la Terre 
Tout se dissout dans la lumière 
L'acier et les ombres qui marchent 
A tes cotés

Assiégé par le chant des sirènes 
Sentinelle au milieu de la plaine 
Le tranchant de l'oeil en éveil 
Pour regarder droit dans le soleil.









Chapitre Vingt-Neuf





"The best way to find out if you can trust somebody is to trust them. "
"La meilleure façon de savoir si vous pouvez avoir confiance en quelqu'un c'est de lui faire confiance"
Ernest Hemingway 

" Un amour récent dit : 'Je t'aime parce que j'ai besoin de toi'. Un mour mûr dit 'J'ai besoin de toi parce que je t'aime'"
Erich Fromm


POV EDWARD


['Looking For You Again' -  Matthew Perryman Jones]

Les rayons du soleil illuminaient la chambre alors que le vent frais apporté par la pluie de la nuit faisait voler les rideaux. Bella était toujours endormie, serrée contre moi. Son visage semblait détendu et je me surpris à sourire en la contemplant. Je déposai un léger baiser sur son front. Je la sentis légèrement bouger contre moi. Sa peau caressant la mienne alors qu'une de ses mains venait de se faufiler sous mon tee-shirt. Hier soir, alors que je l'avais retrouvé complètement anéantie, je m'étais glissé sous les draps après avoir ôté, non sans mal, mon jean.  

« Hey ! » dis-je alors que je la regardais ouvrir doucement les yeux.

« Hey ! Tu es là ? » demanda-t-elle.

« Ouais... »

« Je croyais que j'avais rêvé ! »

« Non tu n'as pas rêvé ! » dis-je en l'attirant plus contre moi.

Je fis courir mes mains le long de son dos tout en plongeant mon nez dans ses cheveux. Son parfum unique avait le don de me faire me sentir chez moi. Je réalisai alors que j'aurai pu tout foutre en l'air en un instant. Je repensais aux décisions que j'avais prise la veille. Il me fallait lui parler. Je ne savais pas par où commencer et un sentiment de panique commença à poindre. Bella dut le sentir car elle resserra sa prise autour de ma taille tout en déposant un baiser sur mon torse.